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Moi, Yves Tantat, je te présente mon blog dédié à l'engagement citoyen, en espérant qu'il te rendra toi aussi altruiste et beau.

Stupeur au restaurant grec, ou comment j’ai pris le Minotaure par les cornes

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Merci à tous pour vos conseils, c’est bon d’être si bien entouré !

De mon côté, afin d’acquérir plus d’informations sur la Grèce et n’ayant ni les moyens, ni l’envie de m’y rendre (eh oh, je viens tout juste de revenir à Bruxelles, je ne suis pas comme Mil qui a le temps d’aller faire bronzette), j’ai décidé de me rendre dans mon restaurant grec préféré, rue de Flandres. Histoire de me mettre (un peu) dans le contexte quand même.

Alors que je dévorais tranquillement mon mezzé (pas mauvais d’ailleurs !) et que je faisais couler des litres d’ouzo dans mon gosier (pas mauvais non plus !), je ne pus m’empêcher de laisser trainer une oreille dans la conversation de la table voisine.

Surprise ! J’entendis un homme à l’accent germanophone (j’ai un don pour reconnaître les accents à tous les coups) s’adresser au pauvre serveur grec (pourquoi ce préjugé sur la pauvreté ?) qui venait lui apporter la douloureuse.

Il lui parla très précisément en ces termes douteux : « Vous, les Grecs, vous me devez une fortune… Je pourrais venir manger toute ma vie ici… si la nourriture me plaisait vraiment. Et sans vous payer une seul drachme ! »

Stupeur !

Qu’a-t-il bien pu se passer en Grèce pour qu’une telle scène fasse rage ici même à Bruxelles ? Je décidais d’engloutir ce qui me restait de Tzatziki avant d’aller interroger le serveur encore tremblant. Sans véritable succès.

En effet, les seuls mots qui sortirent de sa bouche, entre deux sanglots, furent : « Ce n’est pas de notre fauuuuuuute. »

« MMMh, MMMh… » me dis-je (intérieurement car il me restait un peu de persil entre les dents). « À qui donc la fauuuuuuute ? » me suis-je demandé. Je me suis soudain rendu compte que je perdais beaucoup de temps à me parler à moi-même : il était temps de passer à l’action.

« Nom de Zeus, il est temps de prendre le Minotaure par les cornes ! ». J’ai donc décroché mon combiné pour un rodéo téléphonique. Ecoute plutôt :

1459958_10151767513531778_2059848032_n (1)Finalement, personne ne m’a rappelé. Ni la Godlman Sachs, ni la KBC, ni la Banque Centrale Européenne,qui d’ailleurs n’avait jamais dit qu’elle me rappellerait. Là-dessus je ne peux pas lui en vouloir, elle a été très correcte, elle m’a dit de rappeler plus tard.

Par contre, chapeau bas à Europe Direct (la réponse à toutes vos questions sur l’Europe : 00 800 6 7 8 9 10 11 ), ils ont été très entreprenants : ils m’ont très rapidement demandé mon adresse et me l’ont fait épeler. Bon, mon adresse e-mail, mais tout de même, j’ai senti qu’ils voulaient engager quelque chose de fort avec moi, quelque chose d’épistolaire. Comme s’ils voulaient créer du lien.

Les liens qu’ils ont créés, je vous les dévoile ici, je n’ai pas peur d’exposer mon intimité. 

Mais là, les intermédiaires, ça commence à me fatiguer. Vous ne connaitriez pas des Grecs qui pourraient me l’expliquer, cette crise ?

PEACE, LOVE, TZATZIKI !

Information

Cette entrée a été publiée le décembre 13, 2013 par dans L'enquête grecque.
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