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Moi, Yves Tantat, je te présente mon blog dédié à l'engagement citoyen, en espérant qu'il te rendra toi aussi altruiste et beau.

3.2# La Cantine des fonctionnaires européens

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Après mes aventures matinales au marché de la place Sainte-Catherine (qui m’avaient permis de découvrir la cantine sociale du 123 rue Royale où l’on peut se nourrir de produits frais et biologiques à un prix libre), j’ai décidé de me rendre à celle des institutions européenne. L’idée était simple: savoir ce que l’on servait aux fonctionnaires Européens et à quel prix, dans le but d’effectuer une petite comparaison tout à fait obsubjective (sic).

La cantine du 123 rue royale m’avait heureusement surpris par son côté humain, convivial et participatif, ainsi que par la qualité de la nourriture servie. Par contre je dois avouer que j’avais certaines appréhensions en arrivant à celle des institutions européennes.

Pour tout te dire, même après l’épisode du 123, le mot  »cantine » évoquait toujours pour moi une nourriture fade et grasse servie dans une école par une matrone qui visiblement aurait aimé faire autre chose dans sa vie qu’extérioriser sa frustration en servant un ersatz (à tes souhaits) de nourriture avec une moue moins que rieuse (voire mouette du même nom). En était-il de même pour la cantine des fonctionnaires européens?

Pour le savoir, j’avais rendez-vous ce lundi là avec un contact à la commission qui devait me permettre d’accéder au lieu.

Première constatation : ne rentre pas qui veut.

Deuxième constatation : cette commission est à l’image du parlement et de l’Europe : un vrai labyrinthe. Après seulement 5 minutes, j’étais complètement paumé.

J’hésite à demander mon chemin à un vigile occupé à aboyer sur un couple de touristes coréens (et malheureusement pour eux, photographes) pour finalement me décider à tester mon sens de l’orientation. J’avais faim, et je faisais confiance à mon flair en la matière.

Après 5 autres minutes, je finis par retrouver mon contact dont le sourire charmant me fait oublier l’espace d’un instant l’impression de grisaille administrative et sécuritaire qui transpire de cet endroit.

J’ai bien dit « l’espace d’un instant ». Celui d’après, nous nous rendions dans un bâtiment annexe où, pour résumer : portique de sécurité, vigiles, tronche prise en photo, présentation de carte d’identité, pour enfin me voir délivrer le fameux sésame : un badge de sécurité me donnant accès à la cantine. Par contre mon appareil photos ne devra pas sortir de sa sacoche. Dommage pour vous.

Retour à l’entrée principale pour arriver à la cantine où, pour résumer : re-portique de sécurité, re-vigiles, présentation du badge, pour cette fois finir sur un scanner à bagage.

Enfin, j’étais dans la place !

Troisième constatation : la cantine des institutions, c’est tout sauf celle d’une école !

À l’entrée, des assiettes étaient disposées sur une table, présentant les plats et entrées du jour avec, s’il-vous-plait, leur composition en quatre langues et leur prix, défiant d’ailleurs toutes concurrence (le plat le plus cher était à 7 ,60 euros, l’entrée la plus chère à 2 euros).

En vrac : roulades florentines au parmesan, filet de poulet avec pommes bourgognes et carottes vapeur, croquette aux parmesans, saucisses de tofu sauce méridionale avec ses légume vapeur, confit d’agneau avec chicon.

Quatrième constatation : on s’emmerde pas et pour pas cher à la cantine de l’Union !

Une fois à l’intérieur, le choix était plus vaste encore, puisque s’ajoutait un salade bar, des desserts et des boissons, toujours proposés à un tout petit prix, en tout cas pour ce type de clientèle.

J’apprends que la gestion de la cuisine est sous-traitée par la multinationale française SODEXO qui, parenthèses, à aussi peu d’égard par rapport à la qualité de ses produits que pour ses propres employés, s’il faut en croire les nombreux recours en justice entamés contre la société par certains syndicats.

Cinquième constatation : peu de produits bio à la cantine du Parlement Européen, juste quelques yaourts et des jus de fruits. J’apprends que de temps en temps a lieu une semaine bio au cours de laquelle est servi un menu du même nom.

Après avoir longtemps hésité entre volaille et poisson je me décide pour un filet de poulet sauce béarnaise servi avec chou-fleur et pommes de terre, le tout arrosé d’un verre de vin, pour un montant total de seulement 7 euros.

Sixième et dernière constatation : ce n’est pas de la grande gastronomie, et ça ne vaut pas les plats préparés avec amour du 123. Mais à ce prix-là, qui s’en plaindraient ?

Pas les membres des institutions en tout cas. De toute façon ce soir ils dinent dans un 5 étoiles.

En conclusion et à titre de sujet de réflexion, voici l’extrait d’un article paru sur le site du journal « Le Monde » le 19.09.2011 et consultable dans son intégralité ici: 

Est-ce la fin du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) ? Créé dès 1987 sous l’impulsion du président de la Commission européenne de l’époque Jacques Delors et à la suite de l’appel du fondateur des Restos du cœur, Coluche, le fonds permet, pour le moment, de distribuer une aide alimentaire à plus de 13 millions de personnes dans 19 des 27 Etats de l’UE. Principaux bénéficiaires : l’Italie, la Pologne et la France.

Aujourd’hui remis en question, ce fonds devra passer de 480 millions d’euros annuels à 113,5 millions d’euros, soit une diminution de 76 % en 2012. La part de la France sera réduite de 80 %, passant à 15 millions, contre 72 millions prévus initialement. 

PEACE, LOVE, GOOD MEAT !

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